Rarement une extension n’aura autant divisé. Il faut dire que la véranda cumule les tares : souvent moche, toujours coûteuse, elle se mue en débarras vitré ou en mauvais pastiche de salon, annexée par un mobilier de jardin sans panache. Mais à l’instar du vaccin, la seule chose plus insupportable qu’une véranda, c’est l’absence de véranda. Car le luxe de cette dernière n’est pas affaire de budget, mais de lumière. Cette lumière crue et impitoyable, qu’il faut savoir dompter, sculpter, apprivoiser pour magnifier la beauté des ombres.